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 Lucy Becker et un stylo ...

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MessageSujet: Lucy Becker et un stylo ...   Mer 19 Oct - 14:14

I had a dream :


Il devait être aux alentours de huit heures et demie. Je marchais tranquillement dans les rues de New York. Dans le quartier de Wall Street. J’avais décidé de prendre mes vacances ici, et par la même occasion rencontrer mon futur associé. J’avais en effet décidé de reprendre la société de mon père, dont le QG était basé en Amérique. Je m’arrêtai dans un petit café, prenant un chocolat chaud à emporter ainsi qu’un petit pain au chocolat et aux amandes. Je sortis dans la rue, me dirigeant vers les bureaux situés dans la tour Nord. Je regardais la grande pendule accroché à l’enseigne d’un café juste à côté. Il ne me restait que quelques centaines de mètres à parcourir avant d’y arriver. J’avais levé le visage vers le ciel, dans lequel un avion passé, et je m’étais dit :

« J’aimerais tellement voler … »

Dans les trente secondes qui suivirent cette pensée, ma vie bascula, comme celle de nombreuses personnes. En effet je regardai avec horreur, le crash de l’avion dans la tour nord. J’étais comme déconnecter du monde, toute ma vie future, présente et passée défilée devant mes yeux. Mon père était là-haut. Ma carrière. Je partis en courant, les gens fuyaient tous et moi je courais, encore et encore vers cet édifice de béton et de fer. Les gens sortaient en courant, en hurlant, et moi, j’entrais dans la tour, courant vers les escaliers pour monter les marches quatre à quatre. Je voyais défiler les étages, les gens se bousculaient pour descendre. Je continuai de monter vers le bureau de mon père, l’appelant, encore et toujours dans le tumulte de la catastrophe. J’arrivai au huitième étage, m’arrêtant pour reprendre mon souffle, un souffle rauque que l’air empli de poussière, était difficile à régénérer.

Je demandais à une jeune femme qui passait où se situer les bureaux de l’entreprise de mon père, elle me dit qu’il était au moins vingt étages plus haut, je décidais alors de prendre l’ascenseur au risque de rester bloquer dedans, je m’approchais de l’habitacle malgré les protestations vigoureuses des pompiers présents. J’entrai et appuyai sur le bouton du vingt-huitième étage, ma respiration était rapide, les portes se fermant avant que ne s’ébranle l’ascenseur. A l’intérieur, la lumière vacillait, j’entendais les crépitements des faux contacts, priant pour que j’arrive en haut à temps. Je voyais les étages défiler, finissant par enfin arriver après cinq interminables minutes. Je sortis au moment où les portes me laisser un passage suffisant, je m’approcher de la grande porte battante des bureaux, la poussant, je courus à travers les tables, les plans de travail ou encore les chaises tombées ça et là au milieu du passage. J’arrivai dans le bureau de mon père. Il était coincé sous une étagère, la respiration quasiment inexistante, il ne survivrait pas. Je m’approchais difficilement, tout trembler autour de moi. De plus en plus fort.
La tour s’effondrait …
Je me jetais pour attraper la main de mon père, l’entendant me murmurer : « Je suis fière de toi … » juste avant de le voir disparaître emporté dans l’effondrement du bâtiment.

Je tombais emporté par le bâtiment, le temps semblait arrêté, tout semblait arrêté. Je restais là dans cette bulle de noir, de poussière irrespirable, pendant des minutes, des heures. Je ne revis pas le jour avant au moins dix-sept heures le soir. Durant les premières minutes, je n’osai bouger, peureuse de voir à nouveau le bâtiment s’effondrer sur moi, je restai donc là, tétanisée par l’horreur de ce qui pouvait bien m’arriver à nouveau Découvert par un sauveteur amateur, l’américain m’avait sorti de ma bulle de béton, inconsciente, blessée mais vivante. Je pris plus d’un an à me remettre, la haine que j’avais pour ceux qui m’avait enlevé toute ma vie n’avait jamais était aussi forte. J’avais décidé de m’engager dans l’armée, et je fus rapidement envoyée en Afghanistan combattre pour mon pays, je n’ai jamais tué un seul homme, car j’étais à l’arrière mais un jour notre base fut attaquée par un groupe de rebelle beaucoup plus armé que d’habitude. J’avais pris mon arme et j’étais sortie combattre les insurgés. Me protégeant du mieux possible, j’avais finit par me retrouver face à un homme, il n’était pas armé, il ne faisait que regarder la scène, un fier sourire aux lèvres, je m’étais approchée et avait pointé mon arme vers sa tête, je l’avais reconnu, s’était le chef de ce massacre commis presque dix ans plus tôt, je l’avais regardé et avait hurlé en appuyant sur la détente :

« I had a dream ! »

L’homme me regarda, et s’effondra, soudain tout s’arrêta autour de nous, les hommes, les bruits de balles. Les rebelles s’arrêtèrent, bouche baie. Je ne me souviens plus trop de mes sentiments, j’étais heureuse, triste, énervé, euphorique. Je rentrais à New York peu de temps après, célébrant le dixième anniversaire de la catastrophe, ce jour-là, le président me remis une médailler, une médaille d’honneur. Et il me dit, que j’étais un héros …

Pour moi j’avais juste tué l’homme qui avait tué mon père, et non le chef d’un groupe terroriste …
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MessageSujet: Re: Lucy Becker et un stylo ...   Mer 19 Oct - 14:19

Apocalypse Now ~

Tout n’est qu’éphémère, secondaire, passif. Un souffle de vent trop fort et tout bascule. Une vague trop haute et tout s’effondre. Une flamme trop grande et tout meurt. L’homme qui vit, l’homme qui meurt. Le calme avant la tempête, la joie avant la peur. La solitude avant l’abondance. La haine avant l’amour. L’amour, un mot bien tendre, un mot bien doux.

L’amour …

J’ai toujours fait de mon mieux pour que tu sois heureuse. Tout. Mais, l’as-tu vraiment étais ? J’étais distant au début, je te manquais, tu me manquais. On était jeune, bien trop jeune pour tout pouvoir, pour tout avoir. Toi en première. Je te voulais une vie meilleure, une vie sans peur, sans problème. Moi qui avais toujours tout supporté seul, tout refluais seul, je ne voulais pas t’offrir cette vie, cette peine. Je te voulais heureuse … Tu avais du mal à te passais de moi, à ne pas dépendre de mon amour, de mes mots, de mes bras. Je t’aimais tant. Je me souviens, que dans ton regard, je retrouvais le calme, la plénitude. Toi, tu étais la jeunesse innocente, pimpante de vie et de joie, moi j’étais ton ainé, toujours à te protéger, plus raisonnable. Enfin je crois.

Je te titillais toujours, je t’embêtais, je t’aimais. Si tout devait recommencer je crois que je ne survivrais pas. Pourquoi ? Je n’en sais rien. Peut être parce que tu étais la seule à vraiment me comprendre, ou à le vouloir. Peut être parce que j’avais enfin quelqu’un à protéger vraiment, quelqu’un qui en avait besoin. Peut être que j’étais enfin important …

Je me souviens si bien de ce jour où je t’ai pris sur mes genoux, l’air neutre, voir grave, mes lèvres tremblaient légèrement. Tu avais posé ton regard bleu sur moi, attendant une explication, tu semblais pressée mais en même temps tu ne voulais pas partir. J’avais entre ouvert les lèvres, voulant parler, voulant te demander si tu m’aimais. L’avais-tu deviné ? Peut être que oui, peut être que non. Je n’ai jamais posé la question ce jour-là. Tu avais sourit, posant un doigt sur mes lèvres, me regardant tendrement. A ce moment là, je me suis demandais qui était le plus vieux, le plus mur, de nous deux. Tu avais prononcé deux mots, simple, net, précis :

« Je t’aime » …
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MessageSujet: Re: Lucy Becker et un stylo ...   Mer 19 Oct - 14:22

Dead or dead ?

T
out autour de moi bouge, les gens, les feuilles, les animaux. J’entends parler, crier, rire, chanter. Je sens le vent dans mes cheveux, sur mon visage, dans mon dos. Je vois les enfants jouer, les oiseaux voler, les adultes discuter. Je ressens la chaleur, la joie, le calme. Je ferme les yeux.

Tout autour de moi s’arrête, les gens, les oiseaux, le temps, le bruit …

J’entrouvre un œil … Je vois le ciel, si pur, si insolent, les gens courent, les gens crient, les enfants pleurent, s’arrêtent de jouer, les oiseaux ne chantent plus, ne volent plus. Tout autour de moi s’arrête, je n’entends plus qu’un lointain soupir. Mes grands yeux verts se baladent de droite à gauche, les gens parlent entre eux, certain me regarde; ai-je l’air si important ? Qu’ai-je bien pu faire ? Certains pleurent alors que d’autres téléphonent. Que leur arrivent-ils ? Et moi je reste là, seul le vent continue de caresser mon visage, de soulever mes cheveux, de faire courir un frisson dans mon dos. Je ressens un froid, je ressens un vide. Comme si tout sombrait dans la peur, l’horreur – la mort ? Je regardai devant moi, des lumières bleus, blanches, rouges clignotaient. Je me cachai les yeux, tournant la tête, les gens semblèrent poussaient des hurlements d’effroi. Je m’habituai à cette lumière fulgurante, douloureuse. J’étais toujours au même endroit, assis contre mon arbre, à écouter les gens. Pourquoi me regardent-ils tous ? Qu’est-ce qui peux bien m’arriver ? Je fermai à nouveau les yeux, comme incapable de soutenir la lumière du jour. Le noir, si calme, si reposant, je gardai les yeux fermés, je me sentais m’asseoir, ou plutôt, je me sentais attirer par le sol, je ne sais pas trop si je tombe, ou si je m’asseye vraiment. Mon corps tout entier ressentait un froid intense, le vent était pourtant faible. Je finis par m’allonger, les yeux toujours fermés, les gens autour de moi s’interrogeaient, pleuraient, criaient, se débattaient, comme retenus loin de moi. Pourquoi veulent-ils à tout prix s’approcher ? Ma tête était contre le sol, froid, dur. Le ciel s’était assombrit surement, car sous mes paupières tout était moins lumineux. Puis – une goutte, deux gouttes, une pluie régulière, drue commençait à tomber sur la ville, les parapluies s’ouvrirent, mais pourtant les gens restaient là.

Je restais allonger là sur le macadam surement, autour de moi les gens allaient et venaient, on appelait, je ne comprenais pas pourquoi toute cette agitation, je gardais les yeux fermés, le calme, le noir, c’était si reposant …

L’eau ruisselait le long de mon corps, de mes cheveux, de mon cou, je finis par rouvrir les yeux, tout était comme brouillé, je ne voyais plus clair, je ne voyais plus tout court, j’entendais les gens, tout semblait se calmer, j’avais envie de sourire, de leur demander pourquoi il s’était agiter. L’eau ruisselait sur mon visage apportant quelque chose à mes lèvres, cela avait un goût de sucre, mais c’était très amer à la fois, je laissais cette chose franchir mes lèvres, allait titiller ma langue, j’aimais ce goût là. Je fermais les yeux, toujours sur le sol, les gens devait me croire bête d’être là sur le sol, à me reposer, c’était amusant, je me prie à croire que je souriais, moi qui suis pourtant quelqu’un de rêche, de froid, moi qui n’ai pas beaucoup d’ami. Je souriais me semblait-il. J’avais une respiration calme, trop calme ? Peut être que oui, peut être que non, je me laissais emporté dans un sommeil attirant, relaxant, je ne prêtais plus attention au gens qui s’étaient arrêter autour de moi, trop fatigué pour cela. J’écoutais du mieux que je le pouvais, du mieux que je le voulais, j’entendais un homme, surement le seul intéressant, il semblait parler au gens autour de lui, d’une voix forte, il m’énerva un peu, je le pense. Mes oreilles m’apportèrent sa dernière phrase comme un murmure que l’on n’oublie pas. Il posa sa main sur mon front, enfin je crois que c’était lui, j’avais toujours les yeux fermés, je l’entendis pleurer - pourquoi ? Sa phrase résonna dans ma tête avant que je m’endorme pour de bon : « Sire Ken Muriel Brom nous a quitté … »
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MessageSujet: Re: Lucy Becker et un stylo ...   Mer 19 Oct - 14:25

I'm alive


Je n’ai jamais vraiment aimé parler de ce moment là, je ne l’ai jamais vécu en fait. Ma mère me l’a toujours racontée comme si cela c’était passé hier, elle me prenait sur ses genoux, jouant avec mes cheveux. La première fois qu’elle me raconta cette journée si extraordinaire pour elle, je n’avais pas envie de l’écouter à quoi bon être aussi heureux, ce n’était qu’un vieux souvenir après tout. Elle commença son histoire en disant que c’était un certain 15 août, elle en était fier de ce 15 août, elle disait que c’était le jour de la Sainte vierge Marie, je n’y prêtais jamais attention, car on m’a toujours appris que le 15 août Napoléon Bonaparte avait vu le jour. Un grand homme, qui faisait pourtant un simple mètre cinquante. Elle souriait toujours. Elle continuait son histoire en disant que ce jour là, le soleil était déjà chaud et beau, comme chaque mois d’août depuis maintenant vingt ans. Elle disait qu’elle s’était levé tôt, elle avait toujours aussi mal au dos, elle adorait ajouter qu’elle avait cela depuis presque cinq mois, cause inexpliquée. Elle continuait en disant qu’elle était allée dans la cuisine et qu’elle avait commencé à faire des œufs au plat pour mon père comme chaque matin. Elle souriait encore plus quand elle me « racontait » son anecdote. C’était quand ma sœur aîné Catherine devait faire la lecture d’un passage de la Bible à la messe de la matinée, elle précisait toujours que c’était un dimanche ce jour là.

Elle oubliait toujours de le faire au début de son histoire alors elle le disait maintenant.

Elle m’embrassait toujours sur le front après avoir précisé le jour, en continuant. Catherine portait donc une magnifique robe blanche, immaculé, elle n’avait ni manger, ni bu pour ne pas la salir, enfin jusqu’au moment où ma seconde sœur, Marie-Adeline, arrivait en courant, elle revenait du jardin où mon père faisait son potager. Elle avait les mains pleines de bout, disait ma mère, et elle alla directement les poser sur la robe de Catherine pour lui montrer un escargot. Catherine poussa immédiatement un cri d’effroi, adieu belle robe blanche, longue et simple. Ma mère en rigolait encore aujourd’hui. Marie-Adeline l’avait regardée du haut de ses cinq ans, toute étonnée, puis elle s’était approchée de ma mère et lui avait demandé pourquoi sa grande sœur de dix ans avait crié ainsi. Ma mère n’avait pas répondu, elle ne lui aura jamais répondu d’ailleurs. Passé cet évènement ma mère retourna cuisinait, je ne voyais pas trop l’intérêt de son histoire, je me souviens que la première fois j’avais fortement soupirais.

Elle avait pourtant repris son discours, elle raconta, les yeux brillant comment ma sœur avait lu son passage, elle était tellement fière d’elle se jour là, elle me dit qu’elle en avait pleuré de joie. Elle avait aussi parlé du repas de midi qui c’était passé dans la bonne humeur, elle rétorquait toujours que mon père lui demandait sans arrêt si elle allait bien, un simple mal de ventre n’allait pas la tuer, loin de là. Ma mère me ressemblait dans un sens, toujours ce petit sourire sur le coin de la lèvre. Elle ajouta que l’après-midi s’était passé sans encombre, sans problème. Pourtant son mal au ventre avait persisté, et son mal au dos, elle s’en était plainte. Elle ne faisait que répéter qu’elle avait eut tellement mal que mon père avait du l’emmener à l’hôpital, où elle s’était reposée.

Seule dans sa chambre, elle s’était endormie. Elle me faisait souvent remarquer qu’elle s’était réveillée avec les draps complètement trempés. Et bien quoi, même les adultes pouvaient avoir des petits incidents dans leurs sommeils. En revanche, elle avait eu encore plus mal au ventre, chose très étonnante, elle continua son histoire en rétorquant que mon père était très stressé après qu’elle l’eut appelé. Elle avait était changé de pièce, où cette fois énormément de médecins s’étaient occupés d’elle, perfusions, piqures, scalpels et elle en oublia. Tout cela pour un simple mal au ventre. Elle avait rétorqué être resté cinq heures dans cette salle avant de retourner dans l’autre. Mon père était arrivé en criant tout heureux : « Il va bien ! ». J’avais rigolé. Tout ce cirque pour ma naissance …
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